Livrer Voltaire : imprimer, diffuser, survivre

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PRÉSENTATION

Découvrez le monde insoupçonné et impitoyable de l’imprimerie au siècle des Lumières, les enjeux d’être imprimé ainsi que la diffusion des idées et des ouvrages, acte essentiel à la survie des auteurs au XVIIIe siècle !

Plongez dans cet univers relativement méconnu et découvrez la police de caractère et la police de la librairie tout en naviguant dans l’entreprise phare des Lumières, « l’Encyclopédie« . Faites connaissance avec les livres dits interdits. 

L’univers de la censure, l’action de Malesherbes et de ses successeurs se dévoilera à vous et peu à peu un véritable circuit du livre se mettra en en place devant vos yeux ainsi qu’une mutation profonde et une réelle professionnalisation du monde éditorial.

Voyagez au cœur de la publication d’ouvrages, découvrant toutes les étapes nécessaires, pour un voyage immersif au cœur du procédé éditorial du XVIIIe siècle

Dernières acquisitions en avant-première !

L’exposition présente pour la première fois les dernières acquisitions du monument, obtenus grâce à ces généreux mécènes : le Fond Voltaire pour l’acquisition de la table à écrire de Voltaire en juin 2023 et Pierre Muller Denis Quênot pour la remise d’objets ayant appartenus à Voltaire, à savoir 22 boutons en verre et argent d’un habit du philosophe, une boite montrant la procession vers le Panthéon et une boite illustrée d’un portrait de Voltaire et Rousseau.

Commissariat de l’exposition

Fruit d’une collaboration entre la Société Voltaire, le centre MARGE de l’Université Lyon-3 (EA 3712) et le Centre International d’étude du XVIIIe siècle, l’exposition a été placée sous le commissariat de MM. Andrew Brown, président du Centre international d’étude du XVIIIe siècle, François Jacob, président de la Société Voltaire et professeur à l’Université Jean Moulin-Lyon 3, Jean-Louis Janin-Daviet, scénographe, et François-Xavier Verger, administrateur du château de Voltaire.

 

POLICE DES CARACTÈRES ET POLICE DE LA LIBRAIRIE

Au XVIIIe siècle, pour devenir auteur et pouvoir être imprimé, les deux étapes incontournables sont d’affronter la police des caractères et la police des librairies.

Police des caractères tout d’abord : ce sont les auteurs eux-mêmes, qui à l’époque, achètent le papier mais assurent aussi la diffusion de leur ouvrage et en font la promotion. Jusqu’en 1755, date de son installation à Genève, Voltaire jouera le jeu et sera son propre éditeur ; cette tâche sera ensuite déléguée à Gabriel Cramer qui deviendra l’éditeur attitré du philosophe.

Police des librairies ensuite : privilège royalpermission tacite, interdictioncensure, impression clandestine, diffusion sous le manteau, colportage à risque avec, en ligne de mire, les sombres tours de la Bastille, … être homme de lettres s’assimile souvent, sous l’Ancien Régime, à un véritable parcours du combattant. Voltaire en sait quelque chose. 
Tout commence pour lui en Angleterre en 1728 avec la publication d’une imposante édition illustrée de  » La Henriade « . Trois ans plus tard, il achète le papier pour l’impression de  » Brutus  » mais omet de le payer. Encore trois ans et l’affaire des  » Lettres philosophiques  » bat son plein, ponctuée par la fuite de l’auteur et la déchéance de deux de ses imprimeurs.

Après son installation en Prusse, Voltaire publie enfin à ses frais et bénéfices, la première édition de son magistral   » Siècle de Louis XIV  » mais c’est vraiment lors de son installation à Genève et après sa rencontre avec les frères Cramer que tout change pour le grand philosophe. Vient alors le temps de la première édition de ses œuvres complètes mais aussi de  » Candide  » : ses écrits ne cesseront par la suite d’être publiés et diffusés.

Tout auteur doit donc se livrer, dans tous les sens du terme, s’il veut être édité. Grâce à sa longévité et à sa célébrité, Voltaire est pour nous un témoin privilégié de l’évolution des mœurs éditoriales tout au long du XVIIIsiècle. 

À sa suite, découvrez le monde fascinant et en constante évolution de l’imprimerie, redécouvrez les plus célèbres écrits du grand philosophe mais aussi des ouvrages plus surprenants appartenant à la classe des livres interdits sans oublier l’œuvre phare des philosophes des Lumières,  » l’Encyclopédie « .

 

REMERCIEMENTS

L’exposition bénéficie de prêts d’institutions, de collectionneurs privés et de galeries ;  le monument tient à remercier les généreux prêteurs :

Les galeries :

Les institutions :

Les collectionneurs :

  • Norbert de Beaulieu
  • Joseph Girodon
  •  J. et E. Quantin
  • Alban Richard
  • Pierre Muller et Denis Quênot
  • L’atelier du livre

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